C’est vraiment génial Google Earth© ! J’ai trouvé là où j’habitais, très exactement…Vous voyez « ici », c’est là que j’habite. Au nord vous apercevez la grande Tower de 18 étages dont je vous parlais. Et la route direction nord-sud, c’est Wilmslow Road, qui se prolonge au nord en Oxford Road au niveau de l’Université, et qui mène ensuite au centre-ville (Oxford Street).
Voilà, grâce à mon haut débit par câble Ethernet, j’ai pu télécharger ce logiciel en quelques secondes, et perdre plusieurs heures à visiter les alentours de Manchester à bord d’un satellite !
Cette semaine, c’était la Freshers Week. Une semaine de fêtes à destination des nouveaux étudiants de l’Université. Etant donné qu’en tant qu’Erasmus j’avais déjà eu des choses de ce genre gratuites, je n’ai pas jugé opportun de dépenser £17 pour avoir accès à toutes ces soirées. Mais j’ai eu droit à des échantillons gratuits qui me confortent dans l’idée que cette Freshers Week n’était pas pour moi. Par exemple, vous vous souvenez de ces bouteilles de Corona Extra qui déambulaient dans les rues du centre-ville de Manchester ? Eh bien décidément, Corona Extra a mis le paquet sur le marketing. La cible : l’étudiant de première année. Et pour toucher cette cible, la nouvelle trouvaille des publicitaires de chez Corona est un bus-bar. Tout d’un coup j’ai en effet vu débouler un bus aux couleurs de la marque, essentiellement jaune donc, avec des jeunes installés autour d’une bière au dessus de ce bus aménagé pour l’occasion…Je crois que le bus s’arrêtait de temps en temps et proposait aux passants de venir rejoindre le toit de ce bus pour partager une bonne bière. Bizarrement, je n’ai pas été tenté. D’après tout ce que j’ai vu comme publicité lors de cette semaine, j’arrive à la conclusion que l’étudiant de première année moyen aime boire, et aime voir des fesses se trémousser. Devant le syndicat étudiant, sur Oxford Road, le lieu certainement le plus fréquenté en ces temps de rentrée, on ne marchait plus sur le trottoir mais sur un tapis de prospectus ou « flyers », assez dangereux d’ailleurs car glissant à partir d’une certaine épaisseur. Et si l’on baissait les yeux, on se rendait compte que l’on piétinait principalement des tracts pour des bars, même si la maquette est en général dominée par une jeune femme aux trois quarts dévêtue. Mieux encore, un camion de location stationné devant l’immeuble du syndicat des étudiants, musique à 150 décibels, et trois potiches qui n’avaient pas froid aux yeux ni ailleurs, puisqu’elles se tortillaient indécemment devant les passants…je crois que c’était encore une pub pour un bar.
Enfin, ce déferlement d’incitation à la consommation a quand même du bon, car j’ai réussi à me faire distribuer deux places de cinéma gratuites. Je suis donc allé au cinéma en question. Il n’y avait aucun film qui m’inspirait, et j’ai eu droit à un gros navet (« The Night Listener »), un soi-disant thriller psychologique…Et en plus de ce navet gratuit, j’avais droit à une grande portion de pop-corn ou à une grande boisson. Au vu des gobelets en plastique qui devaient avoir une contenance d’environ 3,5 litres, j’ai opté pour les pop-corn, en essayant de faire comprendre au monsieur qui les servait qu’une taille « medium » suffirait amplement. Je me suis retrouvé avec un mètre cube de pop-corn, dont je ne suis venu à bout que du tiers. Et c’est déjà énorme, croyez-moi ! Je suis donc sorti de la salle un peu déçu, d’autant plus que j’y étais allé à une séance en début d’après-midi, donc on sort un peu ébloui par le soleil (si si, il y a du soleil à Manchester, des fois) et avec le sentiment d’avoir gâché son après-midi…
Pendant que j’y pense, il faut que je vous dise un mot sur le syndicat étudiant (Students’ Union) de l’Université de Manchester. Certains d’entre vous ont en tête le syndicat étudiant de l’IEP, l’AGET. Pour ceux qui ne voient pas, l’AGET est la liste qui a gagné et qui gagne depuis quelques années il me semble, les élections des représentants étudiants à l’IEP. Et à l’IEP, l’AGET a son local, situé au troisième étage, à gauche juste avant de rentrer dans l’amphi Jaurès. Ce local a à peu près la taille d’un placard à balais. Ici, le local du syndicat étudiant, c’est un immeuble de la taille de l’IEP lui-même. Je n’exagère pas, c’est peut-être même encore plus grand. Et ne voyez pas dans ma comparaison une quelconque tentative de critique de l’un ou l’autre modèle, c’est totalement différent, c’est tout ! Vendredi matin, je me suis rendu au Students’ Union car il y avait un accueil des étudiants internationaux. Oui je sais, ça fait beaucoup d’accueils, mais là c’était l’accueil du syndicat étudiant. J’arrive dans une grande salle, au troisième étage, plein de chaises vides. Il s’avèrera que nous serons cinq étudiants internationaux à être au rendez-vous. C’est vrai qu’il fallait le savoir qu’il y avait cette réunion, moi j’étais tombé sur un prospectus un peu par hasard. Karolina, une étudiante chargée des étudiants internationaux, très sympathique même si un peu déçue du faible nombre d’étudiants, nous a fait visiter les locaux. Trois salles de concerts dans le bâtiment, un bar (immense comme tous les bars que j’ai eu l’occasion de voir pour l’instant), un autre bar au sous-sol avec un petite scène, une cafétéria, un opticien, une banque, une papeterie et une épicerie…Tout cela dans les locaux du syndicat ! Et à la fin de la visite, on a eu droit à des places pour un match de foot, gratuites ! Manchester City contre West Ham le lendemain à 3h00. Excellent ! Moi qui croyais que je ne pourrais pas aller voir un match ici, me voilà ravi. Bon, Manchester City ce n’est pas Manchester United, certes. Pour les non-connaisseurs de football, comme moi, il faut savoir qu’il y a deux équipes qui jouent en première ligue à Manchester. Manchester United est la plus titrée, la plus connue, celle qui joue dans le mythique stade d’Old Trafford. Manchester City est plutôt en bas de tableau, mais c’est l’équipe soutenue par les vrais Mancuniens.
Honte à moi, samedi je suis donc allé voir un match de foot. Pourquoi honte à moi ? Car en même temps il y avait un grande manifestation à Manchester, pour le retrait des troupes britanniques d’Irak. C’était à Manchester car il y a en ce moment un congrès du Labour Party de Tony Blair. Habituellement cette conférence se tient dans une ville côtière, et c’est donc la première fois que l’événement a lieu à Manchester. J’aurais bien aimé voir un discours de Blair, mais cela relève de l’impossible. Encore plus impossible que de trouver une place pour voir jouer Manchester United, c’est pour dire. J’ai invité mon voisin anglais Edward (dit Ed) à m’accompagner (j’avais deux places), et il en était très content ! On est donc allés au stade en bus…les bus à Manchester sont vraiment pourris. Pas très chers certes, mais pourris. Déjà, même lorsque tu ne le prends pas, tu subis sa pollution plein pot (si je puis dire). En général ils dégagent une épaisse fumée grisâtre, et comme il y a des bus partout, les trottoirs des rues qu’ils empruntent sont vite irrespirables. Ensuite, il n’y a qu’une porte devant, pour entrer et sortir. Et le fait qu’il n’y ait qu’une porte n’incite pas l’usager de bus moyen à avancer vers le fond du bus. Or, ce comportement qui peut sembler rationnel à l’échelon de l’individu – pourquoi aller au fond alors que je descends dans quelques arrêts ? – ne l’est pas au niveau agrégé des passagers du bus. Nous sommes face à un cas typique d’effet pingouin (Vicente, 2002). Les voyageurs auraient intérêt à se répartir uniformément dans la longueur du bus, car cela faciliterait la circulation globale. Mais lorsque l’usager monte dans le bus et se retrouve nez à nez avec un gros paquet d’autres usagers, il a naturellement tendance à suivre le comportement dominant. Il choisit donc d’augmenter le paquet de voyageurs à l’avant du bus de sa personne. Bon, le problème se complique lorsque l’on prend en compte le fait que la plupart des bus à Manchester sont des « double decker ». Et que l’on a pas le droit de stationner debout à l’étage, mais qu’il est impossible de savoir si les places assises à l’étage sont toutes occupées avant d’y être monté pour vérifier…
Bref, on arrive au stade. J’avais déjà vu ce stade lors du tour de la ville en car, et c’est un joli stade. Il a la particularité, nous avait expliqué le guide au micro dans le car (oui, je sais normalement ce genre de visite est fait pour le troisième âge ou pour les Japonais, mais c’était gratuit) d’avoir des accès en spirale. Vous voyez les spirales que l’on emprunte dans les parkings souterrains pour passer d’un niveau à l’autre, et qui vous font stresser parce-que si l’on doit s’arrêter au milieu et qu’un blaireau arrive vite derrière vous il peut facilement vous rentrer dedans. Vous voyez ? Ben pareil pour rentrer dans le stade, sauf qu’on les prend à pied. Ce système est censé fluidifier la circulation piétonne et éviter des accidents en cas de mouvements de foule. Au lieu de se faire piétiner dans un escalier, là on se fait piétiner dans une spirale…c’est moderne. Non j’ironise, je pense que c’est ingénieux comme système. Ce stade a aussi servi lors des Commonwealth Games de 2002. Nous étions assez proches de l’entrée indiquée sur notre billet à la sortie du bus, mais Ed a jugé qu’il serait plus sûr de faire tout le tour du stade, et d’éviter ainsi de passer au milieu des supporters de West Ham. Il est vrai que j’avais mis un t-shirt bleu ciel qui collait pile avec la couleur de Manchester City. J’avais acheté ce t-shirt au hasard chez Primark, le jour de mon arrivée où j’avais perdu mes bagages, et parfois le hasard fait bien les choses…Nos places étaient juste à côté de la frontière avec les supporters de West Ham, ce qui a déclenché chez Ed un grand « Oh dear ! » de désespoir. Il y avait entre nous et les supporters de l’équipe adverse un filet posé sur les sièges pour les empêcher de passer, et toute une rangée de personnel de sécurité qui se tenait debout et face aux étrangers. Le père d’Edward est un grand fan de Manchester City, et il disait à son fils au téléphone qu’il y a quelques années, certains supporters avaient eu l’idée de s’attaquer au camp adverse au moyen de fléchettes…Les vraies fléchettes, celles avec lesquelles on joue dans les pubs. Finalement, il n’y a pas eu de débordement. Evidemment quelques très vilains gestes souvent répétés de part et d’autres, accompagnés d’insultes à base de f*** off, et de chants dont je n’ai pas compris les paroles, mais dont le sens profond m’a paru limpide. C’est parfois impressionnant de se trouver au milieu d’un tel fanatisme. Il fallait voir les yeux de certains supporters lorsqu’il proféraient leurs insultes, ce n’était pas de la tendresse qui se dégageait de leur regard. Et encore plus impressionnant, il y avait devant nous une gamine toute mignonne d’environ sept ans je dirais, et qui reprenait tous les chants avec son père ! Je l’imagine de retour à l’école, racontant son week-end et les chansons qu’elle avait apprises…Voilà, pendant que certains battaient le pavé sur le thème de « Time To Go », moi je m’égosillais : « Come on City, Come on City, Come on City… ». Je sais, c’est indigne de l’IEP. D’autant plus que le contrat de mobilité que nous avons tous signé contraint l’IEPien à « représenter honorablement l’IEP et la France en général par un travail assidu et une attitude courtoise en toutes circonstances ». Rien que ça…Ouf, je n’ai insulté personne. J’ai su rester courtois. De là à dire que j’ai représenté honorablement la France, je n’en sais rien…Mais j’ai je pense respecté la suite du contrat de mobilité en faisant « un authentique effort d’intégration linguistique et culturel ». En effet, grâce à ce match de foot j’ai considérablement élargi mon vocabulaire. Et mieux encore, j’ai suivi Ed qui tenait absolument à s’acheter des frites avant d’entrer dans la stade. J’ai donc mangé une grosse barquette de « chips and curry » qui, dans le contexte culturel, était tout à fait adaptée. Si ce n’est pas de l’intégration ça…Du point de vue footbalistique, c’était pas mal du tout. Bon, je ne connaissais aucun joueur, mais c’était sympa. On était à environ dix mètres de la pelouse, et on était aux premières loges pour les deux buts marqués par Manchester ! Oui, car en plus, Manchester a gagné 2-0. Après le premier but, au tout début de la seconde mi-temps, j’ai notamment compris que les Mancuniens narguaient West Ham en criant « Sit down, shut up ! ». Et du côté de West Ham, ça chantait forcément beaucoup moins. Il faut dire qu’ils ne faisaient pas le poids, car même s’ils ont bien rempli la tribune qui leur était réservée, nous étions 41000 spectateurs…Très bonne après-midi ! Et j’ai oublié de préciser que le prix du billet de ce match était d’environ £30. C’était donc un beau cadeau que nous a fait le syndicat étudiant ! L’AGET devrait essayer pour augmenter le nombre d’adhésions : un vote pour la liste AGET = une place pour un match du TFC ; une adhésion = une place pour un match du Stade Toulousain + une bière offerte à la mi-temps. Ah bon, c’est interdit ce genre de promotion ? « Corruption » vous dîtes ?
Comme vous l’avez peut-être remarqué, je ne parle jamais de mes cours. La raison est simple, c’est que je n’ai pas encore commencé. J’attaque lundi. Mardi 19, nous avions rendez-vous avec notre co-ordinatrice Erasmus. On s’est donc entassés à une dizaine dans le petit bureau du Dr Jill Lovecy, qui enseigne la science politique à l’Université. Son bureau est rempli de livres en Français ! Des centaines de bouquins, sur la gauche en France, des numéros de Pouvoirs, etc. Et dire que dans toute ma vie je n’en lirai même pas un dixième alors qu’ils sont dans ma propre langue. Elle dispense d’ailleurs un cours intitulé « France under the Fifth Republic » et je viens de voir sur son CV que j’ai trouvé sur Internet qu’elle est passée par Sciences-Po Paris une année. Mais on s’en fiche, je vous l’accorde. Toujours est-il qu’elle est très sympathique. Après cette rencontre dans son bureau, nous étions conviés à boire le thé. Mais pas n’importe où mes chers amis…nous avions nos places réservées dans un salon de thé, au beau milieu du bâtiment principal de l’Université, de style néogothique (je ne l’aurais pas trouvé tout seul, c’est notre hôte qui nous l’a dit pour nous expliquer où aller). Ce salon de thé était en fait une bibliothèque reconvertie, et nous avons donc eu droit au thé et aux pâtisseries (excellentes d’ailleurs) dans de confortables fauteuils, au milieu des livres…Il y a pire pour commencer l’année ! Voilà donc les cours que je vais suivre, sous réserve de changements :
- Social Problems & Social Policy, un cours de première année, sujet classique pour un IEPien
- Politics of the European Union, aussi assez classique, mais c’est un cours de troisième année donc cela risque d’être plus corsé. J’ai emprunté à la bibliothèque universitaire (tout simplement immense) un livre qui est censé faire office d’introduction à ce cours. 645 pages d’introduction, ça commence à faire une bonne introduction. D’autant plus que, faut-il le rappeler, tout ceci est en Anglais…
- Cities & Society, c’est un cours qui est dans une autre école au sein de la fac, l’école de Planning and Landscape. C’est un peu pour ça que j’avais choisi Manchester, car ils avaient des cours en urbanisme. Donc c’est bien, j’ai réussi à prendre un cours dans ce domaine ! Bon, ce ne sera qu’une introduction, mais c’est déjà pas mal.
J’ai aussi dû me soumettre à un test d’Anglais, destiné à recommander à ceux qui auront un score faible de suivre des cours en conséquence. J’espère donc avoir échoué, même si j’ai joué le jeu. La partie vocabulaire m’a paru assez facile, la partie grammaire un peu moins, et la partie « Writing » beaucoup moins ! On verra bien, les résultats seront disponibles lundi 2 octobre.
Bon, j’ai réussi à faire (un peu) moins long, et cette réduction dans la taille des articles devrait se poursuivre dans le futur étant donné que mes cours vont commencer. Et puis comme ça je vais pouvoir aller au lit à une heure raisonnable. Oui, car j’ai oublié de vous dire que le grand jeu des étudiants fraîchement installés à Owens Park, c’est de déclencher les alarmes anti-incendie. De préférence entre deux et quatre heures. Du Matin. Donc dans la nuit de vendredi, la sirène a retenti quatre fois entre deux et quatre heures du matin. Et les trois premières fois, je suis descendu. On se retrouve donc en bas, en pleine nuit, à se les geler car même s’il ne fait pas froid l’écart de température ressenti est grand entre dehors et l’agréable chaleur de dessous la couette. On se retrouve là comme des cons, à pester contre l’idiot qui fait ça en attendant que l’alarme s’arrête. Vous me direz, pourquoi descendre alors que l’on sait très bien que c’est un fausse alerte. La première fois, on descend car on ne sait jamais, cela pourrait être un vrai incendie. Et puis on a été bien sensibilisé par monsieur le chef des pompiers les premiers jours, qui nous a même passé une petite vidéo pour nous montrer qu’une chambre, ça brûle très vite…La seconde, on descend parce-que l’on est bien élevés, et que ne pas descendre constitue un motif de sanction disciplinaire…La troisième, je suis descendu pour éviter d’attirer d’éventuels soupçons ; c’est un peu louche de rester dans sa chambre pendant que d’autres descendent. La quatrième fois, je ne suis pas descendu. Mais quelques secondes après que la sirène a commencé à sonner (je ne m’étais pas encore rendormi), j’ai entendu des crissements de pneus et des moteurs qui ronflaient sous ma fenêtre…c’était trois voitures de la société de sécurité qui gère Owens Park, qui s’étaient tenues prêtes à bondir pour essayer de prendre le(s) délinquant(es) en flagrant délit. J’ai vu de ma fenêtre qu’ils ont ramené des types avec eux. J’ai donc bon espoir que cela cesse, car je n’ai pas besoin de vous faire un dessin pour que vous imaginiez à quel point cela peut-être énervant de voir ses heures de sommeil s’envoler à cause de gens aussi stupides. Une fois, je veux bien, et encore. Mais là, ça fait au moins la cinquième nuit que ça dure…
J’ai reçu le câble de l’appareil photo de Perrine (merci Perrine !) et donc je vais enfin pouvoir vous montrer quelques photos de Manchester.
Merci à tous pour vos commentaires, je sais que j’ai de nouveaux lecteurs désormais ! Avec une mention spéciale pour Thom, mon petit frère, dont le commentaire m’a fait très plaisir, et m’a aussi fait bien rigoler ;-)
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