
Ce ouikende, il y avait le gala de l’Institut de formation en Psychomotricité de
Le thème, c’était cabaret. Youpiii ! Heureusement, c’était pas obligé obligé de s’habiller dans le thème. Donc Perrine l’a fait pour nous deux : boa rose pétard et bandeau à plumes noires. C’était dans une salle assez classe, dans le XIIIème, longue file d’attente avant de rentrer, grands méchants videurs et tutti quanti. Pas d’ « open bar », mais « open bonbons » ; j’ai quand même acheté quelques tickets pour des consos, des vraies.
C’est bien connu, les filles entre elles ne se font pas de cadeaux1. Or, en psychomot’, la proportion de filles dépasse allègrement les 90%. Les critiques vont donc bon train, du genre : « Je croyais que le thème c’était cabaret, pas vieille pute (sic) ».
La première partie est consacrée aux pestacles des étudiants. Danse, chant, sketches, et même concert de didjeridoos. Perrine et ses copines sont allées s’asseoir tout devant, parterre, tandis que je restais avec mes homologues copains-d’étudiante-en-psychomot’ sur des vraies chaises. Y’avait aussi un quizz qui mettait à contribution leurs profs. Et l’on peut dire qu’ils jouent bien le jeu ! Exemples de questions : « Quel est votre fantasme le plus fou ? », où le prof de neuro-anatomie s’en est habilement sorti : « Ce serait que tous les étudiants se lèvent et nous applaudissent ». Ou encore, cette question à choix multiples : « Dans quelle danse retrouve-t-on l’antéversion et la rétroversion du bassin ? a) La danse des canards ; b) Saga Africa ; c) Big Bisous ? ». Evidemment, celui qui a cru bon de répondre a dû se soumettre à une petite démonstration, de Saga Africa donc – vous aviez tous trouvé la réponse j’imagine – devant tous ses étudiants. Impossible d’y échapper lorsque toute la salle le réclame à cor et à cri…
Puis chacun plie sa chaise et la salle se transforme en piste de danse, pour mon plus grand bonheur, évidemment. On n’échappe pas aux traditionnels Alexandrie Alexandra, L’aventurier, etc.
Pour rentrer du gala, il y avait trois solutions :
- prendre le dernier métro, c’est-à-dire terminer la soirée vers 1h30 ;
- prendre le premier métro du lendemain matin, c’est-à-dire terminer la soirée vers 5h00 du mat’ ;
- prendre un « Noctilien ».
Nous avons opté pour la dernière solution, d’un commun accord. La première, c’était trop juste, nous n’aurions pas eu le temps d’en profiter, vu que les spectacles terminaient vers minuit… La seconde, j’avoue que j’étais pas très chaud pour rester jusqu’à si tard – ou tôt. Donc, Noctilien, c’est-à-dire bus de nuit. Le retour a été plutôt épique, et nous n’étions pourtant que très modérément sous l’emprise de l’alcool… Environ une demi-heure pour trouver l’arrêt du N16 (Mairie de Montreuil – Pont de Levallois) à la gare de Lyon, puis une demi-heure à subir la conversation d’un type bourré (évidemment, il n’y a que ça dans les bus de nuit) qui nous proposait des Pringles® et nous parlait de n’importe quoi… Mais le meilleur a été pour la fin, puisqu’on s’est perdus dans Levallois. A Levallois, les rues sont quasiment toutes organisées en quadrillage. Et à peu près tout se ressemble. On a donc un peu tourné en rond avant de retrouver, la rue Chaptal. 4 heures du mat’, enfin dodo (jusqu’à 13h45 d’ailleurs).
Finalement, je ne regrette pas d’être allé à ce fameux gala… Surtout que j’ai obtenu la promesse que Perrine viendrait au Crit’ à Toulouse, sauf empêchement majeur !
1. Remarque machiste à des fins humoristiques, of course.
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